SI JE FAIS L’ARTISTE

Jean-Paul SEVRES -Éric VINCENT

On m’reproche quelquefois d’aimer trop le spectacle
Ou de ne pas l’aimer c’est selon la saison
D’me noyer dans un verre d’eau et de franchir l’obstacle
Qui me fait assumer toutes mes contradictions

Je suis un chien passif qui mord même ses maîtres
Et un maçon buté qui brise les cloisons
Quand  on m’fout à la porte je rentre par la fenêtre
J’ai peur bien moins des mots que des idées qui les font


C’est dans le silence que se planque le message
Et dans le brouhaha toutes les nullités
Je chante quand tu danses et me dore sur le sable
L’hiver quand le mazout a englué l’été

Je suis un nihiliste à l’espoir incurable
Et un désespéré joyeux par tous les temps
Et si je fais l’artiste c’est pour me mettre à table
Je ne suis qu’un pavé jeté depuis longtemps

Je ne tiens pas en place même sur une affiche
Un jour je chante ici puis je me taille un ans
J’aime autant les palaces que les vielles bâtisses
Quand je trouve un abri c’est jamais pour longtemps


C’est dans le silence que se planque le message
Et dans le brouhaha toutes les nullités
Je chante quand tu danses et me dore sur le sable
L’hiver quand le mazout a englué l’été


On m’reproche quelquefois d’aimer trop le spectacle
Ou de ne pas l’aimer… It depends on the season


 

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Dernière modification/Last revised on 07/28/2017 by  - MADURA Paris